Le saxophone au sparadrap ou l’histoire d’Abidjan groove d’Isaac Kemo
À Abidjan, les apparences peuvent tromper. Et dans l’univers de la musique encore plus qu’ailleurs. C’est cette leçon que raconte avec finesse Abidjan Groove, à travers l’histoire du saxophoniste ivoirien Issac Kemo.
Parti participer à un casting dans un cabaret de la capitale économique, le jeune musicien se retrouve face à d’autres candidats visiblement mieux équipés. Chacun exhibe son instrument comme une arme de prestige : cuivres brillants, étuis impeccables, accessoires sophistiqués. Au milieu de cette démonstration, Issac Kemo fait presque tache.

Son saxophone est usé.
Le bec est abîmé.
Les attaches tiennent parfois grâce à du Scotch et du sparadrap.
Un instrument fatigué, marqué par le temps et les difficultés.
Mais lorsque vient son tour de jouer, tout change.
En trois notes FA SOL DO — presque un souffle, une vibration — le saxophoniste fait taire les préjugés. Là où certains avaient le vernis, lui possédait l’essentiel : le son, le groove, l’âme. Son jeu capte immédiatement l’attention du patron du cabaret et des mélomanes présents. C’est finalement lui qui sera retenu.
Derrière cette scène simple se cache une vérité universelle : dans la musique comme dans la vie, le talent finit parfois par parler plus fort que les apparences.
“NE VOUS FIEZ PAS AUX APPARENCES” ou “L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE”





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