La “double vie” des musiciens
Une réalité africaine : on vit difficilement de musique uniquement beaucoup de jazzmen ont donc une deuxième activité (enseignant, expert comptable, banquier, armateur, publiciste, arrangeur, ingénieur mécanicien naval, musicien de studio pour variété, musicien dans une église ou un temple ou même autre métier).
Certains arrivent directement à la scène après une journée de travail, et le concert devient une sorte de “libération”.
Les visages sont fatigués, les gestes mesurés, le souffle un peu lourd.
Puis la musique commence. Lentement, la fatigue se transforme : elle devient rythme, tension, matière vivante. Les notes ne sont pas propres, elles sont vraies, chargées de routes, de travail, de silence.
Et soudain, tout change. Le corps se redresse, le regard s’ouvre, la scène avale le poids du jour.
Ils ne jouent pas seulement de la musique. Ils déposent leur journée.
Et tout s’élève.
Cela donne en revanche un jazz très vivant, parfois brut, mais très expressif





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