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	<title>e-burn Jazz - Interview</title>
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	<description>Le souffle du Jazz</description>
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	<title>e-burn Jazz - Interview</title>
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		<title>Malika Zarra: &#8220;Dans le jazz, j’ai retrouvé la liberté, l’improvisation et l’âme des musiques arabes et africaines&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 11:29:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre désert marocain, grandes scènes new-yorkaises et héritage berbère,&#160;Malika Zarra&#160;trace un parcours singulier où le jazz devient un territoire de liberté. Installée à New York depuis plus de vingt ans, la chanteuse marocaine mêle improvisation, sonorités gnawa, influences africaines et émotion universelle. Dans cette interview, elle revient sur ses racines, ses inspirations et cette conviction [&#8230;]</p>
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<p><em>Entre désert marocain, grandes scènes new-yorkaises et héritage berbère,&nbsp;Malika Zarra&nbsp;trace un parcours singulier où le jazz devient un territoire de liberté. Installée à New York depuis plus de vingt ans, la chanteuse marocaine mêle improvisation, sonorités gnawa, influences africaines et émotion universelle. Dans cette interview, elle revient sur ses racines, ses inspirations et cette conviction profonde : la musique possède le pouvoir de relier les mondes et les êtres.</em></p>



<p><strong>Vous êtes née au Maroc, avez grandi en France et vivez aujourd’hui à New York. Comment ce parcours a-t-il façonné votre identité musicale ?</strong></p>



<p>Je suis née à Oulad Teïma, entre Agadir et Taroudant, dans une famille profondément marocaine. Ma mère est berbère du Haut Atlas et mon père vient de Tata. Même après notre installation à Paris, la maison est toujours restée marocaine dans l’âme, dans les traditions, dans la langue, dans la musique.</p>



<p>Très tôt, j’ai ressenti le besoin de me sentir partout chez moi : aussi bien dans le désert que dans une grande ville illuminée. Cette double culture, puis cette vie entre plusieurs continents, ont naturellement nourri ma musique. Aujourd’hui encore, je chante en arabe marocain, en berbère, en français et en anglais, parce que chacune de ces langues raconte une partie de moi.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-6999 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-1024x1024.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-1024x1024.jpg 1024w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-300x300.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-150x150.jpg 150w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-768x768.jpg 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-650x650.jpg 650w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-1300x1300.jpg 1300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-600x600.jpg 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z-100x100.jpg 100w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICK-Z.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Comment le jazz est-il entré dans votre vie ?</strong></p>



<p>J’ai commencé par apprendre la clarinette à l’école. Mon professeur, qui était batteur de formation, m’a ouvert les portes du jazz. Il m’a donné les clés de cette musique et cela a été une révélation.</p>



<p>Je joue du jazz pour son immense liberté, pour l’improvisation. Quand j’ai rencontré le jazz, j’y ai retrouvé la musique arabe, la musique africaine… Cette place essentielle donnée à l’improvisation m’a immédiatement touchée. J’ai tout de suite su que c’était ce dont j’avais besoin artistiquement.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="819"  alt="" class="wp-image-7001 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA-1024x819.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA-1024x819.jpg 1024w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA-300x240.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA-768x614.jpg 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA-1536x1229.jpg 1536w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA-600x480.jpg 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZA.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Quelles sont les artistes qui vous ont le plus inspirée ?</strong></p>



<p>Mon premier grand amour jazz, c’est&nbsp;Ella Fitzgerald. Pour moi, elle symbolise réellement la liberté et la joie. Sa voix, son énergie, sa manière d’improviser m’ont profondément marquée.</p>



<p>Ensuite, j’ai beaucoup écouté&nbsp;Bobby McFerrin,&nbsp;Al Jarreau&nbsp;et&nbsp;Sarah Vaughan. Ce sont des artistes qui m’inspirent encore aujourd’hui pour leur créativité et leur liberté vocale.</p>



<p><strong>Votre musique mélange plusieurs univers : jazz, soul, musiques africaines, sonorités berbères ou gnawa… Est-ce une manière de raconter votre histoire ?</strong></p>



<p>Absolument. Ma musique est le reflet de tout ce que je suis. Je viens d’un univers où les frontières musicales n’existent pas vraiment. La musique berbère, le gnawa, le chaâbi, le jazz, la soul, les rythmes africains ou brésiliens cohabitent naturellement en moi.</p>



<p>Dans mon album&nbsp;<em>Feen</em>, j’ai justement voulu exprimer cette diversité du monde. Parce qu’au fond, la musique reste la musique. Peu importe le style ou l’origine, elle parle directement au cœur.</p>



<p><strong>Vous avez chanté sur de grandes scènes internationales et collaboré avec plusieurs artistes. Que retenez-vous de ces expériences ?</strong></p>



<p>Chaque rencontre artistique est un échange humain avant tout. J’aime collaborer avec des artistes qui viennent d’horizons différents, parce que cela nourrit la création et ouvre de nouvelles perspectives.</p>



<p>Quand on improvise ensemble, on dépasse souvent les mots, les nationalités ou les cultures. C’est cela qui me passionne dans la musique : sa capacité à relier les êtres.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="767" height="767"  alt="" class="wp-image-7002 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA.jpg 767w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA-300x300.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA-150x150.jpg 150w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA-650x650.jpg 650w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA-600x600.jpg 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/MALICKA-ZARRA-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 767px) 100vw, 767px" /></figure>



<p><strong>Quelle place l’art occupe-t-il dans le monde actuel selon vous ?</strong></p>



<p>La musique, la chanson, l’art en général sont un véritable pouvoir. Ils sont puissants. Ils sont capables de tout : de rassembler, de guérir, de faire réfléchir, d’ouvrir les consciences.</p>



<p>Dans un monde parfois divisé, l’art reste un espace de liberté et de dialogue. C’est pour cela qu’il est essentiel.</p>



<p></p>



<p><strong>e-burn Jazz</strong></p>
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		<title>Jimmy Dludlu : &#8220;Je ne fais pas du jazz américain, je fais de l’afro-jazz… Je serais arrogant si je commençais à parler de…&#8221;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Guitariste autodidacte, compagnon de route de Miriam Makeba, Hugh Masekela et Papa Wemba,&#160;Jimmy Dludlu&#160;revient sur son parcours, son combat pour une identité musicale africaine et l’avenir de l’afro-jazz. Comment êtes-vous arrivé à la musique ? Je suis guitariste autodidacte. Mon cousin était menuisier et fabriquait des guitares. J&#8217;ai choisi l&#8217;une des siennes pour apprendre à [&#8230;]</p>
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<p><em>Guitariste autodidacte, compagnon de route de Miriam Makeba, Hugh Masekela et Papa Wemba,&nbsp;Jimmy Dludlu&nbsp;revient sur son parcours, son combat pour une identité musicale africaine et l’avenir de l’afro-jazz.</em></p>



<p><strong>Comment êtes-vous arrivé à la musique ?</strong></p>



<p>Je suis guitariste autodidacte. Mon cousin était menuisier et fabriquait des guitares. J&#8217;ai choisi l&#8217;une des siennes pour apprendre à jouer. Mais nous commencions souvent avec de vieux pianos dans des centres culturels de différents endroits. Je récupérais des fils et des rayons de vélo pour fabriquer les cordes de ma basse. Comme j&#8217;étais le plus jeune, je faisais tout, car tout le monde me demandait de faire ceci ou cela. Ce n&#8217;était pas agréable, mais je devais le faire ; c&#8217;était mon devoir, et cela m’a été utile. Un jour, j’ai apporté la guitare de mon cousin chez mon père, et il n’était pas content.</p>



<p></p>



<p><strong>Il ne voulait pas que vous soyez musicien ?</strong></p>



<p>Mon père était pharmacien.</p>



<p></p>



<p><strong>Et il voulait que vous soyez pharmacien, voire médecin ?</strong></p>



<p>Il voulait que je sois médecin, c’était son souhait.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="960" height="800"  alt="" class="wp-image-7006 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/dludlu-1-960x800-1.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/dludlu-1-960x800-1.jpg 960w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/dludlu-1-960x800-1-300x250.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/dludlu-1-960x800-1-768x640.jpg 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/dludlu-1-960x800-1-600x500.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>Où avez-vous grandi ?</strong></p>



<p>J’ai grandi dans différents endroits : en Afrique du Sud, au Mozambique, en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe… J’ai beaucoup voyagé.</p>



<p></p>



<p><strong>Avez-vous joué de la musique dans tous ces endroits ? Je crois savoir que vous faisiez partie des artistes qui se sont produits lors de la fête de l’indépendance du Botswana en 1986 ?</strong></p>



<p>C&#8217;est exact, j’y étais avec George Lee, de Sekondi-Takoradi au Ghana, un artiste exceptionnel. Bien qu’il ne soit plus parmi nous, je suis très honoré et privilégié d’avoir appris de lui. Il fait partie des artistes qui ont inspiré Courtney Pine.</p>



<p></p>



<p><strong>Quand avez-vous décidé de passer outre les souhaits de votre père et de devenir musicien professionnel ?</strong></p>



<p>J’ai découvert que mon père avait essayé la guitare à un moment donné, mais mon grand-père, dont je porte le nom, était musicien. Il jouait du xylophone, mais pas de la guitare. J’ai commencé la guitare en 1979. J’avais 13 ans et je jouais lors des mariages pour animer les festivités. J’étais aussi danseur et chanteur. J’ai essayé d’intégrer deux éléments, la danse et la guitare, lorsque j’ai commencé à écouter Franco.</p>



<p></p>



<p><strong>Franco Luambo Makiadi d’OK Jazz ?</strong></p>



<p>Oui, et Sam Mangwana aussi. C’était du très bon jeu de guitare en Afrique, mais j’ai découvert d’autres styles venus des États-Unis, notamment George Benson, et j’ai été immédiatement conquis. Je n’avais jamais entendu des guitaristes jouer comme ça. À partir de ce moment-là, je me suis concentré sur la guitare, mais je n’écoutais pas beaucoup de guitaristes. J’ai commencé à écouter beaucoup de cuivres, comme Charlie Parker et d’autres musiciens du même genre. Puis, lorsque j’ai découvert des artistes comme Salif Keita, j’ai commencé à utiliser ma guitare comme une voix africaine. Lors d’un voyage au Ghana, j’ai découvert d’autres aspects de la guitare, une autre façon d’exprimer ma voix. J’ai alors commencé à écouter des chanteuses africaines comme Angélique Kidjo et Miriam Makeba afin de trouver ma propre voix d’artiste africain.</p>



<p></p>



<p><strong>Avez-vous joué dans leurs groupes ?</strong></p>



<p>J’ai travaillé avec Miriam Makeba quand j’avais 19 ans et avec Hugh Masekela quand j’en avais 21.</p>



<p></p>



<p><strong>Ayant grandi principalement en Afrique australe, quel rôle avez-vous joué dans la lutte contre l’apartheid en tant que musicien et jeune homme ? L’activisme qui se déroulait autour de vous a-t-il influencé votre musique ?</strong></p>



<p>Absolument ! Je me souviens qu’à l’époque, j’essayais simplement de suivre le mouvement. Il y avait un véritable vivier de musiciens sud-africains au Botswana, et Hugh Masekela a joué un rôle déterminant pour de nombreux artistes d’Afrique australe. Le Botswana était alors la capitale de la musique africaine ; on y croisait des musiciens venus de toute l’Afrique. On trouvait la même chose à Conakry, en Guinée. Ils étaient là avant d’explorer d’autres régions d’Afrique. J’étais encore jeune et je n’ai pas pu me rendre dans ces pays, mais j’ai beaucoup appris là où j’étais. Je voulais simplement trouver ma place et m’épanouir en tant que musicien.</p>



<p></p>



<p><strong>Vous êtes finalement parti aux États-Unis, comme Masekela, Makeba et Fela Kuti. Comment l’Amérique vous a-t-elle influencé ?</strong></p>



<p>Ce fut un véritable choc culturel. J’ai découvert l’existence d’un musicologue nommé Hugh Tracey. Il a mené des recherches sur les traditions musicales du Cap au Caire. C’est lui qui a documenté notre culture. Il n’y a rien de plus douloureux que d’arriver aux États-Unis et de se faire dicter sa personnalité. On ne peut pas y aller et jouer du George Benson ; il faut être soi-même. C’est ce qui est arrivé à beaucoup de musiciens africains… À l’époque, je suis sûr que Fela essayait d’imiter James Brown, Masekela Louis Armstrong, et moi George Benson. Une fois sur place, on vous dit : « Joue ta musique. » J’ai dû me remettre en question et essayer de me retrouver.</p>



<p></p>



<p><strong>En résumé, l’Amérique vous a aidé à vous découvrir ?</strong></p>



<p>D’une certaine manière, oui. On ne peut pas aller aux États-Unis et essayer d’être George Benson. Il y a des centaines de musiciens comme lui. Alors, que faire ? Il faut être soi-même, se trouver. Mais tout cela est aussi lié aux médias, à ce que nous écoutions et regardions à la télévision.</p>



<p></p>



<p><strong>Vous avez remporté plusieurs prix musicaux, dont le KORA, mais pas le South African Music Award (SAMA). Quel impact cela a-t-il eu sur vous ?</strong></p>



<p>Je me vois comme un ambassadeur. Je me considère comme quelqu’un qui œuvre pour le développement culturel, pour préserver et perpétuer notre héritage. Je ne me vois pas comme quelqu’un ayant atteint son but. Je suis heureux de pouvoir aider mon peuple à prendre conscience de son identité et à faire évoluer notre culture ; c’est mon devoir.</p>



<p></p>



<p><strong>Vous avez formé des groupes et joué dans d’autres. Comment s’est déroulé votre parcours jusqu’à présent ?</strong></p>



<p>Lorsque je travaillais avec Papa Wemba, j’ai réalisé que nous devions former un groupe africain centré sur notre identité musicale. À cette époque, la scène musicale ouest-africaine était en pleine effervescence et une musique originale émergeait. Nous avons formé un groupe appelé Loading Zone et accompagné divers artistes, dont Brenda Fassie, Sipho Mabuse, Hugh Masekela et Miriam Makeba. J’ai découvert qui j’étais et trouvé ma propre voix, car notre musique est le seul moyen de nous identifier. Nous cherchions simplement à représenter ce que nous étions en tant qu’Africains. Beaucoup n’étaient pas prêts à entendre cela à l’époque. Aujourd’hui, la musique africaine est largement reconnue et soutenue.</p>



<p></p>



<p><strong>Qui étaient les membres de Loading Zone ?</strong></p>



<p>John Hassan, Frank Paco, Jimmy Dludlu, entre autres. Je qualifie ce groupe de cosmopolite, composé de musiciens venus du monde entier, car je cherche toujours à collaborer avec des artistes internationaux afin de donner une voix plus forte à tout le continent africain.</p>



<p></p>



<p><strong>Vous dites jouer de la musique africaine, mais elle est aussi classée comme jazz. Parlez-moi de votre afro-jazz.</strong></p>



<h6 class="wp-block-heading">&nbsp;Aux États-Unis, on m’a dit d’arrêter d’être George Benson et de devenir moi-même&nbsp;</h6>



<p>Le jazz américain est une chose : smooth jazz, fusion, etc. Ensuite, il y a le jazz afro-cubain, le jazz brésilien… En Afrique, il se manifeste différemment. Mon style, c’est l’afro-jazz. Je puise mon inspiration dans toute l’Afrique afin de faire entendre ma voix d’Africain. Donc ce n’est pas du jazz américain, c’est de l’afro-jazz.</p>



<p></p>



<p><strong>Le jazz est-il populaire en Afrique ?</strong></p>



<p>Je parlerais plutôt de jazz africain. Beaucoup de jeunes comprennent que cette musique n’est ni de l’afrobeat, ni du kwasa-kwasa, ni de la pop. C’est une musique progressive avec une saveur africaine.</p>



<p></p>



<p><strong>Partout en Afrique, les jeunes font du hip-hop ou du hiplife. Quel regard portez-vous sur cela ?</strong></p>



<p>La jeunesse africaine cherche sa voie à travers ses propres ressources, le highlife et d’autres styles, mais elle a besoin d’être guidée. Si nous ne pouvons pas l’aider et que nous nous contentons de la critiquer, qui va lui montrer le chemin ?</p>



<p></p>



<p><strong>Mais ils ont vos disques, ceux de Fela…</strong></p>



<p>Ce n’est pas suffisant. Les grandes maisons de disques ne promeuvent pas encore notre culture ; elles privilégient la musique occidentale.</p>



<p></p>



<p><strong>Que faites-vous pour changer cela ?</strong></p>



<p>J’enseigne dans trois pays. J’apprends aux artistes à trouver leur propre voix africaine. J’enseigne au Mozambique depuis cinq ans, ainsi qu’en Afrique du Sud.</p>



<p></p>



<p><strong>Je sais que vous enseignez également à l’Université du Cap ?</strong></p>



<p>Oui, mais toujours dans le même objectif : aider les artistes à trouver leur propre identité musicale.</p>



<p></p>



<p><strong>Combien d’albums avez-vous sortis ?</strong></p>



<p>J’en ai sorti sept jusqu’à présent.</p>



<p></p>



<p><strong>S.U : Combien de prix avez-vous remportés ?</strong></p>



<p>Je serais arrogant si je commençais à en parler. Je préfère éviter cela.</p>



<p></p>



<p><strong>La musique vous a-t-elle rendu riche ?</strong></p>



<p>La musique m’a permis de me découvrir. Je remercie Dieu pour ce don. Grâce à elle, j’ai compris que je pouvais aider mon peuple.</p>



<p></p>



<p><strong>Quel message adressez-vous aux jeunes musiciens africains ?</strong></p>



<p>L’Afrique traverse une crise culturelle. En musique, nous avons un rôle et un devoir à jouer. Nous devons renforcer la culture de notre peuple.</p>



<p></p>



<p><strong>Pourquoi pensez-vous qu’il y a un problème culturel en Afrique australe ?</strong></p>



<p>Regardez la télévision : les modèles viennent surtout des États-Unis et d’Europe. C’est bien dans une certaine mesure, mais nous devons aussi valoriser notre propre culture. Aujourd’hui, beaucoup d’artistes ouest-africains sont mis en avant, mais combien d’artistes sud-africains sont réellement visibles à l’international ?</p>



<p></p>



<p><strong>Le point positif, c’est que vous êtes toujours là et que vous savez ce que vous avez à faire.</strong></p>



<p>Jimmy Dludlu : Je ne peux pas y arriver seul. Dans cette partie du monde, nous n’importons pas, nous exportons.</p>



<p></p>



<p></p>



<p>INTERVIEW RÉALISÉE PAR<strong>&nbsp;S.U.&nbsp;</strong></p>



<p><strong></strong>RETRANSCRIPTION&nbsp;<strong>: e-burnjazz</strong></p>



<p>photo:dr</p>



<p></p>
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		<title>Achille Kouassi, le pianiste qui fait dialoguer Mozart, le jazz et Ernesto Djédjé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 23:06:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Formé à l’école classique la plus exigeante, Achille Kouassi construit une œuvre singulière entre jazz, héritage africain et écriture savante. Pianiste raffiné, compositeur exigeant et directeur artistique engagé, il explore les frontières musicales avec élégance, sans jamais rompre le fil de la mémoire ivoirienne. Pour e-burnjazz, il revient sur son parcours, son rapport au jazz et cette ambition [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Formé à l’école classique la plus exigeante, Achille Kouassi construit une œuvre singulière entre jazz, héritage africain et écriture savante. Pianiste raffiné, compositeur exigeant et directeur artistique engagé, il explore les frontières musicales avec élégance, sans jamais rompre le fil de la mémoire ivoirienne. Pour e-burnjazz, il revient sur son parcours, son rapport au jazz et cette ambition rare : faire entrer les musiques africaines dans le grand répertoire universel.</em></p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Qu’est-ce qui vous a initialement attiré vers le piano et la musique classique ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Ce qui a véritablement catalysé mon intérêt, c’est la quête de l’expression la plus accomplie de la beauté et de l’ordre.</p>



<p>La musique classique propose une esthétique capable de convaincre sans heurter, d’innover sans renier l’héritage, de rayonner sans aveugler.</p>



<p>Ce sont des idéaux profondément compatibles avec mon tempérament et que je rattache volontiers à une dimension presque spirituelle, voire divine.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Votre formation classique influence-t-elle votre approche du jazz et des musiques populaires ivoiriennes ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>La formation classique m’a transmis une discipline de pensée, une rigueur formelle et une méthode qui structurent durablement mon geste musical.</p>



<p>Lorsque ces outils dialoguent avec nos musiques traditionnelles fondées sur l’instinct et la spontanéité, naît alors une expressivité rare.</p>



<p>Un langage capable d’affirmer notre identité culturelle tout en restant ouvert aux sensibilités musicales du monde contemporain.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Vous avez entrepris une réappropriation de grands titres ivoiriens par l’écriture classique. D’où vient cette démarche ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Au-delà des encouragements reçus à l’INSAAC, cette démarche est née d’un constat profondément préoccupant pour moi.</p>



<p>Les créations africaines, notamment ivoiriennes, demeurent presque absentes du corpus encyclopédique des musiques dites savantes universelles aujourd’hui.</p>



<p>J’ai donc souhaité participer, avec humilité, à cette réhabilitation nécessaire de notre patrimoine musical dans l’histoire mondiale des œuvres majeures.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Quels défis pose la transposition des musiques populaires vers le piano classique ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Ils sont extrêmement nombreux.</p>



<p>Le principal défi consiste à condenser plusieurs architectures rythmiques et mélodiques dans l’espace limité des dix doigts du pianiste.</p>



<p>Une fois cette réduction maîtrisée, il faut encore trouver une interprétation crédible, élégante et profondément respectueuse de l’œuvre originale.</p>



<p>Parfois, j’ai l’impression d’imaginer&nbsp;Ludwig van Beethoven,&nbsp;Frédéric Chopin&nbsp;et&nbsp;Franz Liszt&nbsp;dialoguant musicalement avec&nbsp;Ernesto Djédjé.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Quels compositeurs nourrissent particulièrement votre imaginaire musical ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>J’éprouve une profonde affinité pour certains compositeurs de l’Europe du Nord et de l’Est, notamment&nbsp;Sergueï Rachmaninov,&nbsp;Piotr Ilitch Tchaïkovski&nbsp;et&nbsp;Edvard Grieg.</p>



<p>Mais&nbsp;Wolfgang Amadeus Mozart&nbsp;demeure pour moi l’absolu, cet équilibre mystérieux où la musique atteint une forme de béatitude presque parfaite.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Parmi les artistes ivoiriens revisités, lequel vous a le plus marqué ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Tous m’ont profondément marqué par la richesse de leurs univers respectifs.</p>



<p>Mais l’œuvre d’Ernesto Djédjé, notamment&nbsp;<em>Ziboté</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Assona</em>, continue de me résister artistiquement avec fascination et exigence.</p>



<p>Son œuvre mérite encore aujourd’hui une véritable exploration musicologique approfondie.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Quelle place le jazz occupe-t-il dans votre univers ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Le jazz représente un espace essentiel de respiration esthétique dans mon parcours musical.</p>



<p>Cette liberté apparente nourrit paradoxalement une pensée musicale encore plus rigoureuse, plus sensible et davantage ouverte à l’imprévu créatif.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Parlez-nous du projet Jazz Trip initié par&nbsp;Abijazz.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Jazz Trip compte parmi les initiatives culturelles les plus structurantes développées récemment autour du jazz en Côte d’Ivoire.</p>



<p>Le projet crée un dialogue remarquable entre pédagogie, mémoire musicale, spectacle vivant et transmission culturelle auprès des nouvelles générations ivoiriennes.</p>



<p>Je suis particulièrement honoré d’en assurer aujourd’hui la direction artistique.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Avez-vous d’autres projets de fusion en perspective ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" width="1024" height="683"  alt="" class="wp-image-6823 lws-optimize-lazyload" style="width:750px;height:auto"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ACHI-d-1024x683.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ACHI-d-1024x683.jpg 1024w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ACHI-d-300x200.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ACHI-d-768x512.jpg 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ACHI-d-600x400.jpg 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ACHI-d.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Oui, naturellement.</p>



<p>Plusieurs projets importants doivent être relancés et consolidés malgré les difficultés récurrentes liées au financement culturel sur notre continent.</p>



<p>Ces œuvres demeurent essentielles dans ma recherche artistique et identitaire actuelle.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Comment abordez-vous la scène ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>Je privilégie une approche hybride où l’interprétation fidèle dialogue constamment avec l’improvisation et les libertés offertes par l’instant musical.</p>



<p>Cette tension permet d’exprimer pleinement la pluralité de mon identité artistique contemporaine.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Quelle réaction du public vous touche le plus ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>L’émerveillement d’un public populaire reconnaissant encore le thème originel malgré la sophistication harmonique de l’écriture proposée sur scène.</p>



<p>Cela signifie que l’œuvre a été sublimée sans jamais trahir l’intention profonde de son créateur initial.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em></h6>



<p>Une œuvre qui vous représente pleinement aujourd’hui ?</p>



<h6 class="wp-block-heading">Achille Kouassi</h6>



<p>L’un de mes concertos pour piano et orchestre symphonique.</p>



<p>Cette forme représente probablement l’aboutissement le plus fidèle de ma vision esthétique comme compositeur et interprète contemporain.</p>



<p><em>Interview réalisée par&nbsp;Alex Kipré&nbsp;pour e-burnjazz.</em></p>
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		<item>
		<title>Trois basses, trois visions du groove ivoirien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 22:57:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien réalisé par Alex Kipré pour&#160;e-burnjazz Dans les coulisses feutrées du jazz ivoirien contemporain, trois bassistes imposent discrètement leur signature musicale et leur sensibilité artistique singulière. Kpan Joël,&#160;Stee JayJay&#160;et&#160;Armel N’Zi&#160;incarnent trois approches distinctes d’un même instrument profondément essentiel au langage jazzistique moderne. L’un privilégie l’harmonie subtile, l’autre la polyrythmie sophistiquée, tandis que le troisième cultive [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Entretien réalisé par Alex Kipré pour&nbsp;<em>e-burnjazz</em></h4>



<p><em><strong>Dans les coulisses feutrées du jazz ivoirien contemporain, trois bassistes imposent discrètement leur signature musicale et leur sensibilité artistique singulière.</strong></em></p>



<p><em><strong>Kpan Joël,&nbsp;Stee JayJay&nbsp;et&nbsp;Armel N’Zi&nbsp;incarnent trois approches distinctes d’un même instrument profondément essentiel au langage jazzistique moderne.</strong></em></p>



<p><em><strong>L’un privilégie l’harmonie subtile, l’autre la polyrythmie sophistiquée, tandis que le troisième cultive le groove et la précision sonore élégamment maîtrisée.</strong></em></p>



<p><em><strong>Pour&nbsp;e-burnjazz, les trois musiciens reviennent avec finesse sur leur rapport intime à la basse, à la scène et au jazz.</strong></em></p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em>&nbsp;: Préférez-vous la basse à quatre, cinq ou six cordes ?</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Stee JayJay</h6>



<p>Je reste profondément attaché à la basse quatre cordes, parce qu’elle représente l’équilibre fondamental de mon univers musical personnel.</p>



<p>Elle m’oblige constamment à réfléchir davantage et à rechercher l’essentiel plutôt qu’une démonstration technique inutilement envahissante musicalement.</p>



<p>Sa sobriété naturelle produit une sonorité directe, organique et profondément enracinée dans les fondations rythmiques du jazz contemporain actuel.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Armel N’Zi</h6>



<p>La basse quatre cordes demeure selon moi la base absolue de l’expression musicale pour tout bassiste souhaitant construire durablement son identité.</p>



<p>Cependant, la cinq cordes apporte une liberté harmonique remarquable, particulièrement intéressante dans les contextes jazz modernes exigeant davantage d’exploration sonore.</p>



<p>Elle permet surtout d’ouvrir le spectre grave avec élégance, sans jamais compromettre la précision rythmique nécessaire au jeu collectif subtil.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Kpan Joël</h6>



<p>Je suis définitivement un musicien de la basse cinq cordes pour sa profondeur sonore et sa polyvalence musicale extraordinairement stimulante quotidiennement.</p>



<p>Cette cinquième corde élargit considérablement mes possibilités harmoniques et me permet d’explorer plusieurs univers musicaux avec davantage de liberté.</p>



<p>Les quatre cordes conviennent magnifiquement au slap traditionnel ou au seben congolais, mais mon langage personnel préfère davantage l’espace harmonique.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em>&nbsp;: Si vous deviez résumer votre jeu en trois mots ?</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Kpan Joël</h6>



<p>Sensibilité, harmonie et fluidité.</p>



<p>Je cherche constamment une circulation naturelle des notes afin que chaque phrase musicale respire avec élégance et cohérence émotionnelle profonde.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Armel N’Zi</h6>



<p>Précision, groove et son.</p>



<p>Pour moi, ces trois dimensions constituent le socle indispensable d’un bassiste capable de servir véritablement la musique collective harmonieusement.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Stee JayJay</h6>



<p>Asymétrique, polyrythmique et harmonique.</p>



<p>J’aime éviter les trajectoires attendues, notamment les toniques systématiques, afin de créer des tensions musicales plus riches harmoniquement.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em>&nbsp;: La basse est-elle un instrument d’accompagnement ou un instrument soliste ?</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Armel N’Zi</h6>



<p>La basse demeure naturellement un instrument d’accompagnement, mais le jazz lui permet aussi d’exprimer une puissance soliste remarquable subtilement.</p>



<p>Même lorsqu’elle improvise, elle conserve toujours cette responsabilité fondamentale d’ancrage rythmique et harmonique au sein du groupe musical entier.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Kpan Joël</h6>



<p>Je considère d’abord la basse comme un instrument d’accompagnement, même si elle possède un potentiel soliste extraordinairement riche musicalement.</p>



<p>Lorsqu’elle est pleinement maîtrisée, elle peut émouvoir autant qu’un saxophone ou un piano dans un contexte jazz inspiré profondément.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Stee JayJay</h6>



<p>Je refuse personnellement les frontières trop rigides concernant les fonctions attribuées traditionnellement aux instruments dans les musiques modernes contemporaines.</p>



<p>La basse reste avant tout un moyen d’expression artistique libre, sans limitation imposée par des catégories théoriques parfois dépassées aujourd’hui.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>e-burnjazz</em>&nbsp;: Avez-vous un rituel particulier avant de monter sur scène ?</h6>



<h6 class="wp-block-heading">Kpan Joël</h6>



<p>Je prends toujours un moment de prière avant chaque concert, puis je travaille discrètement mes doigtés pour rester totalement concentré.</p>



<p>Je déteste réviser les morceaux au dernier instant, parce que la sérénité commence toujours bien avant l’entrée sur scène véritablement.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Armel N’Zi</h6>



<p>Je prie simplement avant chaque prestation afin de rester calme intérieurement et entièrement disponible pour la musique collective vivante partagée.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Stee JayJay</h6>



<p>Le véritable travail se déroule pendant les répétitions ; la scène représente ensuite un espace naturel de liberté musicale pleinement assumée.</p>



<p>Avant d’entrer, je me recentre simplement quelques secondes, puis je laisse la musique suivre librement son propre chemin organique.</p>
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		<title>Christy Sax : le nouveau vent du Jazz Ivoirien. Interview avec Tiburce Koffi</title>
		<link>https://e-burnjazz.com/2026/05/09/christy-sax/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 17:06:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[saxo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi avoir poussé Christy dans les bras du sax? Tiburce Koffi :&#160;En réalité, c’est le saxophone qui s’est imposé à elle, et non l’inverse. Je ne suis pas son mentor, mais plutôt son parrain. Christy Sax est ma filleule, comme tant d’autres jeunes talents que j’ai accompagnés dans le milieu des arts et de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pourquoi avoir poussé Christy dans les bras du sax?</em></strong></p>



<p><strong>Tiburce Koffi :</strong>&nbsp;En réalité, c’est le saxophone qui s’est imposé à elle, et non l’inverse. Je ne suis pas son mentor, mais plutôt son parrain. Christy Sax est ma filleule, comme tant d’autres jeunes talents que j’ai accompagnés dans le milieu des arts et de la culture.</p>



<p><strong>PM :&nbsp;<em>Le saxophone ténor est souvent associé à des figures emblématiques comme Manu Dibango et Stan Getz. Pourquoi avoir recommandé cet instrument à une jeune femme frêle comme Christy Sax ? Pensez-vous que cela ne risque pas de lui causer des dommages ?</em></strong></p>



<p><strong>TK :</strong>&nbsp;Christy n’est plus frêle, comme vous le savez. Elle a gagné en embonpoint, ce qui lui permet de jouer du saxophone ténor avec aisance. De plus, ce n’est pas moi qui ai choisi cet instrument pour elle. C’est le saxophone qui l’a choisie. Tout saxophoniste sérieux maîtrise le ténor, l’alto, et le soprano. Certains ajoutent même la flûte ou la clarinette à leur répertoire. Christy a été formée par Christian Kapet, qui lui-même a été élève de feu Éric Tapé Daléba, un autre de mes filleuls. C’est Christian Kapet qui m’a fait découvrir Christy alors qu’elle était encore en formation.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><div class="wp-block-image is-style-default">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="681" height="1024" data-id="6619"  alt="" class="wp-image-6619 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/CHRISTY-SAX-768x1154-1-681x1024.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/CHRISTY-SAX-768x1154-1-681x1024.jpg 681w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/CHRISTY-SAX-768x1154-1-200x300.jpg 200w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/CHRISTY-SAX-768x1154-1-600x902.jpg 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/CHRISTY-SAX-768x1154-1.jpg 768w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /></figure>
</div></figure>



<p><strong>PM :&nbsp;<em>Qu’est-ce qui vous a convaincu qu’elle deviendrait une grande saxophoniste ?</em></strong></p>



<p><strong>TK :</strong>&nbsp;Mon intuition, le flair que j’ai en tant que musicien et enseignant, et mon expérience dans le domaine.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Christy était une étudiante disciplinée, polie, et très dévouée.</h6>



<p>Sous mes conseils, elle a intensifié sa pratique de l’instrument, passant de moins de 30 minutes de répétition par semaine à plusieurs heures par jour. Le résultat a été remarquable : quelques mois plus tard, elle jouait déjà au Ménékré avec son orchestre, interprétant des morceaux du répertoire d’Awana. Elle rappelait alors Manu Yodan, ressuscité.</p>



<p><strong>PM :&nbsp;<em>Vous avez connu Manu Dibango et Manu Yodan, deux géants du saxophone. Sans faire de comparaison directe, quelle correspondance voyez-vous entre eux et Christy Sax ?</em></strong></p>



<p><strong>TK :</strong>&nbsp;J’ai eu l’honneur de connaître les deux Manu : Dibango et Yodan. Manu Yodan était un disciple de Manu Dibango, dont il avait emprunté les phrasés tout en explorant divers courants du jazz, de la Nouvelle-Orléans au Jazz Fusion. Christy Sax est encore en pleine progression, et il serait injuste de la comparer à Manu Yodan pour l’instant. Toutefois, il est tout à fait approprié qu’elle lui rende hommage. J’espère que, de là où il est, Manu Yodan lui apportera sa bénédiction.</p>



<p><strong>PM :<em>&nbsp;Que souhaitez-vous dire au public abidjanais à l’approche de cette soirée hommage à Manu Yodan ?</em></strong></p>



<p><strong>TK :</strong>&nbsp;J’invite le public abidjanais, en particulier les amateurs de jazz, à venir nombreux au Wafou ce samedi pour encourager Christy Sax. Elle est le futur du jazz ivoirien et mérite tout notre soutien.</p>



<p>Propos recueillis par</p>



<p><strong>POUVOIRS MAGAZINE</strong></p>
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