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	<title>portrait Archives - e-burn Jazz</title>
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	<title>portrait Archives - e-burn Jazz</title>
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		<title>Grégory. Il priva le jazz de ses frontières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 14:49:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né en Martinique en 1984, le pianiste et compositeur Grégory Privat s’est imposé comme l’une des figures majeures du jazz contemporain franco-caribéen. Entre héritage familial, rigueur scientifique et quête d’improvisation libre, il construit une œuvre sensible et audacieuse, où dialoguent jazz, biguine et rythmes gwoka. Grégory Privat&#160;grandit à Saint-Joseph, en Martinique, dans un environnement profondément [&#8230;]</p>
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<p><em>Né en Martinique en 1984, le pianiste et compositeur Grégory Privat s’est imposé comme l’une des figures majeures du jazz contemporain franco-caribéen. Entre héritage familial, rigueur scientifique et quête d’improvisation libre, il construit une œuvre sensible et audacieuse, où dialoguent jazz, biguine et rythmes gwoka.</em></p>



<p>Grégory Privat&nbsp;grandit à Saint-Joseph, en Martinique, dans un environnement profondément musical. Son père,&nbsp;José Privat, figure du groupe&nbsp;Malavoi, l’initie très tôt au piano. Il a six ans.&nbsp;</p>



<p>Après une formation classique de dix ans, Grégory Privat s’oriente vers l’improvisation et le jazz. Pourtant, son parcours ne commence pas uniquement sous le signe de la musique. De 2004 à 2007, il mène une double vie entre études d’ingénieur à Toulouse le jour et scènes de jazz la nuit. Cette période forge son identité d’artiste discipliné, capable de conjuguer structure et spontanéité.</p>



<p></p>



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<p>Installé ensuite à Paris, il poursuit une carrière d’ingénieur tout en fréquentant assidûment les jam sessions. Finaliste remarqué de concours prestigieux comme le Festival de Montreux en 2008 et le Concours Martial Solal en 2010, il franchit un cap décisif avec la sortie de son premier album&nbsp;<em>Ki Koté</em>&nbsp;en 2011. L’année suivante, il quitte définitivement le monde de l’ingénierie pour se consacrer à la musique.</p>



<p>Son univers s’affirme ensuite à travers des albums marquants comme&nbsp;<em>Tales of Cyparis</em>,&nbsp;<em>Luminescence</em>&nbsp;en duo avec le percussionniste Sonny Troupé, ou encore&nbsp;<em>Family Tree</em>. Il collabore avec des figures majeures du jazz caribéen et européen, tout en développant une écriture personnelle nourrie de ses racines antillaises.</p>



<p>En 2019, il fonde son propre label, Buddham Jazz, afin de préserver son indépendance artistique. S’ensuivent des projets plus introspectifs comme&nbsp;<em>Soley</em>, puis&nbsp;<em>Yonn</em>&nbsp;(2022), premier album solo où il mêle piano et voix dans un contexte marqué par l’expérience du confinement.</p>



<p>Son travail est régulièrement salué, notamment par le Prix Django Reinhardt en 2024 et son élévation au rang de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2025. Mais au-delà des distinctions, son parcours est surtout celui d’un musicien en constante recherche de dialogue et de connexion.</p>



<p>Cette dimension prend une résonance particulière dans sa collaboration avec son père, José Privat. Sur scène comme en studio, cette rencontre entre deux générations incarne une transmission vivante du patrimoine musical caribéen. Le père, héritier du swing antillais et de l’orgue Hammond, et le fils, explorateur du jazz contemporain, y confrontent leurs univers avec complicité. Ce dialogue familial, à la fois intime et ouvert, révèle la continuité d’une même histoire musicale, réinventée à deux voix.</p>



<p><strong>ALEX KIPRE</strong></p>
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		<title>Lionel Loueke, le peintre du Jazz africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 08:57:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lionel Loueke&#160;n’est pas seulement un musicien. Il est une passerelle entre les traditions africaines et les harmonies les plus sophistiquées du jazz moderne. Né le 27 avril 1973 au Bénin, ce virtuose a transformé sa guitare en langage universel, capable de faire dialoguer les rythmes ancestraux d’Afrique avec les audaces du jazz contemporain. Chez lui, [&#8230;]</p>
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<p>Lionel Loueke&nbsp;n’est pas seulement un musicien. Il est une passerelle entre les traditions africaines et les harmonies les plus sophistiquées du jazz moderne. Né le 27 avril 1973 au Bénin, ce virtuose a transformé sa guitare en langage universel, capable de faire dialoguer les rythmes ancestraux d’Afrique avec les audaces du jazz contemporain. Chez lui, chaque note raconte une histoire, chaque silence respire la spiritualité, et chaque performance devient une expérience presque mystique.</p>



<p>Son parcours ressemble à une ascension forgée dans la passion et la persévérance. Enfant, il commence par les percussions à l’âge de neuf ans avant de tomber amoureux de la guitare grâce à l’influence d’un de ses frères. Mais les débuts sont difficiles. Lionel économise pendant une année entière pour acheter sa première guitare à cinquante dollars. Faute de moyens, il entretient ses cordes avec du vinaigre et remplace parfois celles-ci par des câbles de bicyclette. Derrière cette débrouillardise se cachait déjà une détermination hors du commun.</p>



<p>En 1990, il quitte le Bénin pour Abidjan afin d’intégrer l’Institut national supérieur des arts et de l&#8217;action culturelle. Cette étape ivoirienne devient fondatrice dans sa construction artistique. Il poursuit ensuite ses études à Paris, à l’American School of Modern Music, avant de rejoindre la prestigieuse&nbsp;Berklee College of Music&nbsp;à Boston grâce à une bourse obtenue en 1999. Son talent exceptionnel l’amène enfin au mythique&nbsp;Thelonious Monk Institute of Jazz, au sein de l’université de Californie, où il impressionne un jury composé notamment de&nbsp;Herbie Hancock,&nbsp;Wayne Shorter&nbsp;et&nbsp;Terence Blanchard.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="713"  alt="" class="wp-image-6988 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/LIONELL-1024x713.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/LIONELL-1024x713.jpg 1024w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/LIONELL-300x209.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/LIONELL-768x534.jpg 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/LIONELL-600x418.jpg 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/LIONELL.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>La rencontre avec Herbie Hancock changera sa vie. Entre les deux artistes naît une relation musicale rare, presque fusionnelle. Hancock, immense révolutionnaire du jazz moderne, décrit Lionel Loueke comme un « peintre de la musique ». Une définition parfaite pour cet artiste capable de colorer le jazz de nuances africaines inédites. Lionel lui consacrera d’ailleurs un album hommage intitulé&nbsp;<em>Double H</em>. Avec Hancock, il explore des territoires sonores où les voix, les onomatopées, les rythmes africains et les harmonies modernes deviennent un seul souffle.</p>



<p>Mais Lionel Loueke ne se limite pas à une seule collaboration prestigieuse. Son parcours est jalonné de rencontres extraordinaires avec des géants de la musique mondiale comme&nbsp;Richard Bona,&nbsp;Angélique Kidjo,&nbsp;Sting,&nbsp;Marcus Miller,&nbsp;Dave Holland&nbsp;ou encore&nbsp;Quincy Jones. En 2010, lorsque Quincy Jones souhaite entourer la célébration de ses soixante ans de carrière de musiciens africains d’exception, Lionel Loueke figure naturellement parmi les élus aux côtés de Richard Bona.</p>



<p>Son jeu de guitare est d’une sophistication remarquable, sans jamais devenir inaccessible. Il possède cette capacité rare à mêler les harmonies du jazz moderne aux pulsations des musiques africaines traditionnelles. Lorsqu’on écoute Lionel Loueke, on a l’impression d’entendre les voix du continent dialoguer avec l’avant-garde du jazz mondial. Son instrument chante, respire, murmure et danse. Ses onomatopées, intégrées à son jeu, donnent à ses concerts une dimension organique et profondément humaine.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="674"  alt="" class="wp-image-6989 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/lionel-lo--1024x674.png" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/lionel-lo--1024x674.png 1024w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/lionel-lo--300x198.png 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/lionel-lo--768x506.png 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/lionel-lo--600x395.png 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/lionel-lo-.png 1402w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Au-delà du virtuose, Lionel Loueke est aussi un passeur de savoir. Après un parcours académique exceptionnel, il devient enseignant au Jazz Campus en Suisse, transmettant son expérience à une nouvelle génération de musiciens, parmi lesquels le guitariste camerounais Sami Nkuh. Son histoire démontre qu’un artiste africain peut conquérir les plus grandes scènes du monde sans jamais renier ses racines.</p>



<p>Le 8 février 2025,&nbsp;Lionel Loueke&nbsp;était en concert à l’Institut français du Cameroun. Une nouvelle étape dans le voyage musical de cet explorateur du son qui continue, décennie après décennie, d’émerveiller le public par son élégance artistique et son authenticité.</p>



<p>Lionel Loueke est plus qu’un guitariste de jazz. Il est la preuve vivante que la musique africaine peut dialoguer avec toutes les cultures sans perdre son âme.&nbsp;</p>



<p><strong>ALEX KIPRE</strong></p>



<p></p>
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		<title>Nouss Bih, entre Nina Simone et Ella Fitzgerald : le souffle d’une héritière du jazz</title>
		<link>https://e-burnjazz.com/2026/05/15/nouss-bih/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:14:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez&#160;Nouss Bih, la musique n’est pas arrivée d’un seul coup. Elle s’est construite lentement, presque discrètement, entre les salles de classe d’Abidjan, les partitions de piano et les voyages intérieurs d’une jeune fille attirée très tôt par les sons. Élève à Cocody, d’abord à Sainte-Thérèse d’Avila puis au Lycée Sainte-Marie, elle grandit dans un univers [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chez&nbsp;Nouss Bih, la musique n’est pas arrivée d’un seul coup. Elle s’est construite lentement, presque discrètement, entre les salles de classe d’Abidjan, les partitions de piano et les voyages intérieurs d’une jeune fille attirée très tôt par les sons.</p>



<p>Élève à Cocody, d’abord à Sainte-Thérèse d’Avila puis au Lycée Sainte-Marie, elle grandit dans un univers où la discipline scolaire côtoie déjà une forte sensibilité artistique. Bien avant la voix, ce sont les instruments qui l’appellent. À seulement sept ans, elle entre au conservatoire et y apprend le piano jusqu’à l’âge de seize ans. Une formation classique qui façonnera son écoute, son rapport à l’harmonie et cette élégance musicale perceptible aujourd’hui dans chacune de ses interprétations.</p>



<p>Mais la voix, la vraie, se révélera plus tard, loin d’Abidjan. Au Chili, en Amérique du Sud, Nouss Bih découvre d’autres couleurs musicales : la bossa nova, les rythmes feutrés, les mélodies suspendues. Peu à peu, elle façonne son timbre, expérimente la soul, le slow et affine une manière très personnelle d’habiter les chansons.</p>



<p>Cette construction artistique se fait pourtant par intermittence. Car en parallèle, Nouss Bih évolue dans un tout autre univers : celui de la finance et des fonds d’accompagnement dédiés aux PME. Une double vie entre rigueur professionnelle et respiration musicale, entre chiffres et improvisation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="512"  alt="" class="wp-image-6896 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/Nouss-BiH-Je-vais-delivrer-lessence-dElla-au-public-qui-saura-mencourager-1024x512.png" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/Nouss-BiH-Je-vais-delivrer-lessence-dElla-au-public-qui-saura-mencourager-1024x512.png 1024w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/Nouss-BiH-Je-vais-delivrer-lessence-dElla-au-public-qui-saura-mencourager-300x150.png 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/Nouss-BiH-Je-vais-delivrer-lessence-dElla-au-public-qui-saura-mencourager-768x384.png 768w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/Nouss-BiH-Je-vais-delivrer-lessence-dElla-au-public-qui-saura-mencourager-600x300.png 600w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/Nouss-BiH-Je-vais-delivrer-lessence-dElla-au-public-qui-saura-mencourager.png 1256w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Sur scène, la chanteuse impressionne par son agilité vocale et sa capacité à naviguer entre plusieurs univers. À l’aise dans les répertoires de&nbsp;Lauryn Hill&nbsp;ou de&nbsp;Wyclef Jean, elle possède surtout cette liberté rare qui permet d’entrer dans le jazz sans le figer.</p>



<p>Et lorsqu’elle interprète&nbsp;Ella Fitzgerald&nbsp;ou&nbsp;Nina Simone, ce n’est jamais un exercice de copie. C’est une conversation.</p>



<p>Ella Fitzgerald représente pour elle la douceur puissante, l’élégance vocale absolue. “C’est mon artiste préférée de jazz”, confie-t-elle. Elle admire sa capacité à traverser aussi bien les balades que les morceaux rapides avec une fluidité presque naturelle.</p>



<p>Nina Simone, elle, occupe une place différente : celle du monument. Nouss Bih voit en elle “l’une des plus grandes artistes du XXe siècle”. Elle admire autant la musicienne que la femme engagée, la pianiste virtuose que l’icône des droits civiques. Là où Ella sublime l’interprétation, Nina impose une vision, une tension, une âme.</p>



<p>Dans&nbsp;<em>I Put a Spell on You</em>, chanson mythique qu’elle interpréte sur scène, Nouss Bih retrouve justement cette intensité émotionnelle qui traverse toute l’œuvre de Nina Simone : l’amour, l’excès, la dépendance affective, la puissance de la voix comme cri intérieur.</p>



<p>Entre la précision acquise au conservatoire, les influences sud-américaines, la soul américaine et le jazz classique, Nouss Bih construit aujourd’hui un univers à son image : élégant, sensible et habité.</p>



<p><strong>ALEX KIPRE</strong></p>



<p></p>
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		<title>Ce talent est Hiné</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 11:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hiné, le sax ivoirien en harmonie avec son histoire et son futur Hiné est un souffle nouveau dans l’univers du jazz ivoirien. Un artiste dont le parcours musical semble résonner d’une quête intime, entre héritage et renouveau. Fils de pasteur, il a d’abord laissé ses doigts danser sur les touches du piano en 2013. C’était [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Hiné, le sax ivoirien en harmonie avec son histoire et son futur</em></p>



<p>Hiné est un souffle nouveau dans l’univers du jazz ivoirien. Un artiste dont le parcours musical semble résonner d’une quête intime, entre héritage et renouveau.</p>



<p>Fils de pasteur, il a d’abord laissé ses doigts danser sur les touches du piano en 2013. C’était pour apprivoiser les premières notes d’une destinée musicale qui le mènerait plus loin.</p>



<p>Mais c’est en 2016, lorsqu’il pénètre les portes de l’INSAAC, que sa rencontre avec le saxophone se fait inévitable. Une vidéo de Kirk Whalum( le célèbre solo de sax sur &#8220;I will always love you&#8221; de Whitney Houston) jouant du sax lui apparaît comme une révélation. Comme un éclat de lumière qui illumine son chemin musical. Depuis cet instant, l’instrument n’a plus quitté ses mains ni son âme.</p>



<p>Dans son univers sonore, Hiné puise l’essence de ses inspirations dans les profondeurs du jazz.</p>



<p>Le souffle indomptable de Charlie Parker, l’audace élégante de Miles Davis, et bien sûr, la magie de Kirk Whalum — ces noms de vents résonnent dans son cœur. Parker, qu’il décrit comme un maître de l’imprévisible, l’a captivé par sa capacité à improviser des mélodies inattendues.</p>



<p>Presque comme si chaque note cachait un secret, un fragment d’histoire que seuls les initiés peuvent saisir.</p>



<h5 class="wp-block-heading">«&nbsp;<em>Chaque note doit être comme une langue à traduire</em>&nbsp;», confie Hiné.</h5>



<p>Conscient que chaque souffle passé à travers son saxophone porte en lui les battements de son peuple.</p>



<p>Mais au-delà des notes et des rythmes, Hiné se peut définir comme un musicien en quête de sens. Un artisan sonore qui veut donner une voix à ses réalités africaines. Son passage au&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://pouvoirs-magazine.com/2024/09/26/portrait-ce-talent-est-hine/">Village Ki-Yi</a>&nbsp;l&#8217;antre de Wêrê Wêrê Liking, un sanctuaire culturel, lui a appris l’importance d’affirmer son africanité.</p>



<p>Il s’agit pour lui de transcender l’instrument occidental pour faire résonner sa propre voix, authentique et enracinée. «&nbsp;<em>Il fallait sonner autrement que l’autre</em>&nbsp;», se souvient-il. Tout déterminé à réinventer le jazz pour lui donner des accents ivoiriens. Une couleur unique qu’il souhaite partager avec le monde.</p>



<p>Le chemin vers cette réinvention n’est pas sans défis. Hiné rêve de voir l’Afrique s’ouvrir pleinement à la musique instrumentale. Avec des bars à live, des soirées dédiées, des espaces où l’on célèbrerait la virtuosité de l’improvisation. Et où les jeunes musiciens pourraient exprimer leur art sans contrainte. Pourtant, les obstacles sont nombreux : le manque d’instruments, de livres, de ressources.</p>



<p>Mais malgré cela, Hiné reste optimiste. Pour lui, la graine est plantée.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Et déjà, des figures comme Lionel Loueke, Victor Dey ou Richard Bona prouvent que l’Afrique a sa place dans le jazz mondial.</h6>



<p><em>« Dans moins de cinq ans, nous entendrons des noms africains résonner sur les plus grandes scènes de jazz</em>&nbsp;», affirme-t-il avec une confiance sereine. Le saxophone, qu’il décrit comme le « logo du jazz », est plus qu’un simple instrument pour Hiné. C’est un outil de transformation, un compagnon qui guide sa pensée et affine son esprit.</p>



<p>Ses morceaux préférés ? « Tutu » de Marcus Miller pour la symbiose entre mélodie et accords, et « Billie’s Bounce » de Charlie Parker, un blues de 12 mesures qui, à chaque écoute, lui procure un plaisir intact. À travers ces œuvres, Hiné trouve l’écho de son propre parcours, entre technicité et émotion brute.</p>



<p>Hiné n’est pas seulement un musicien, il est un conteur, un passeur d’âme. À chaque souffle, à chaque note, il tente de traduire quelque chose de plus grand, quelque chose d’invisible, mais profondément présent. Il est la voix d’une génération qui, à travers le jazz, veut faire entendre son histoire, son espoir, et surtout, son identité.</p>



<p>ALEX KIPRE</p>
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		<title>Kpan Joël : le groove silencieux d’un esthète de la basse</title>
		<link>https://e-burnjazz.com/2026/05/14/kpan-joel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 22:49:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il parle peu, joue juste, avance discrètement, mais chaque note de Kpan Joël imprime durablement l’espace sonore du jazz ivoirien contemporain. Banquier rigoureux le jour, bassiste habité la nuit, il construit un langage musical élégant entre Marcus Miller, Patitucci et Jaco Pastorius. Chez lui, la technique ne cherche jamais l’esbroufe ; elle sert uniquement le [&#8230;]</p>
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<p><em>Il parle peu, joue juste, avance discrètement, mais chaque note de Kpan Joël imprime durablement l’espace sonore du jazz ivoirien contemporain.</em></p>



<p>Banquier rigoureux le jour, bassiste habité la nuit, il construit un langage musical élégant entre Marcus Miller, Patitucci et Jaco Pastorius.</p>



<p>Chez lui, la technique ne cherche jamais l’esbroufe ; elle sert uniquement le groove, l’harmonie et l’émotion collective profondément ressentie.</p>



<p>Dans l’univers feutré du jazz ivoirien, il occupe l’espace sans jamais chercher à le dominer inutilement par sa présence.</p>



<p>Son élégance passe d’abord par l’écoute attentive.</p>



<p>Toujours présent au sein de l’organisation Abijazz, (structure culturelle ivoirienne dédiée à la promotion du jazz en Côte d’Ivoire, particulièrement à Abidjan),&nbsp;il agit comme une fondation discrète mais essentielle de cette aventure musicale ivoirienne contemporaine.</p>



<p>Effacé visuellement, il devient pourtant immédiatement identifiable dès les premières vibrations rondes et profondes de sa basse soigneusement travaillée quotidiennement.</p>



<p>L’homme possède plusieurs basses, parmi lesquelles une fretless acquise après une fascination ancienne pour les concerts de&nbsp;Marcus Miller.</p>



<p>En regardant Marcus interpréter des compositions de&nbsp;Jaco Pastorius, une évidence intérieure surgit immédiatement dans son esprit profondément marqué.</p>



<p>« Celle-là, il me la faut », se répétait-il alors devant cette basse chantante capable d’exprimer des nuances émotionnelles infiniment subtiles musicalement.</p>



<p>Cette histoire musicale commence pourtant bien avant les scènes jazz, dans la ville portuaire de San Pedro, au sein d’une famille chrétienne.</p>



<p>Chez les Kpan, la musique accompagne naturellement la foi, les louanges et l’apprentissage quotidien de la discipline collective profondément spirituelle familiale.</p>



<p>Une mère chanteuse, une sœur engagée dans la chorale, un frère batteur : la maison résonne constamment d’accords et de rythmiques vivantes.</p>



<p>Très jeune, il observe fasciné le bassiste de son église pendant les moments de louange et d’adoration spirituelle profondément habités collectivement.</p>



<p>La guitare solo attire d’abord son regard, avant que la basse ne s’impose définitivement comme territoire naturel de son expression artistique personnelle.</p>



<p>Mais chez les Kpan, les études demeurent une priorité absolue et structurante pour l’avenir personnel et professionnel des enfants durablement encadrés familialement.</p>



<p>Le jeune Joël poursuit alors un parcours académique rigoureux jusqu’à obtenir un MBA spécialisé en finance et gestion des risques bancaires internationaux.</p>



<p>Depuis plus d’une décennie, il évolue dans plusieurs institutions financières majeures avant de rejoindre Société Générale Capital Asset Management West Africa.</p>



<p>Aujourd’hui responsable du contrôle interne, il transpose dans son jeu musical les mêmes exigences de précision, sobriété et cohérence structurelle professionnelle.</p>



<p>Chez lui, aucune démonstration inutile, aucun débordement sonore destiné uniquement à impressionner artificiellement le public ou les musiciens environnants présents.</p>



<p>Son jeu reste précis, rapide, méthodique, doté d’un son rond où chaque note semble trouver naturellement sa place harmonique idéale.</p>



<p>Longtemps influencé par Marcus Miller et&nbsp;Victor Wooten, il évolue ensuite vers des univers harmoniques beaucoup plus complexes.</p>



<p>Aujourd’hui, certains proches le surnomment volontiers « le Patitucci ivoirien » ou encore « le Hadrien Feraud ivoirien » admirativement respectueux musicalement.</p>



<p>Des comparaisons flatteuses qu’il accueille avec humilité, préférant toujours parler d’apprentissage permanent plutôt que d’accomplissement artistique personnel définitivement atteint.</p>



<p>Au début des années 2010, il reconnaît pourtant avoir été presque une reproduction fidèle du jeu de Marcus Miller techniquement parlant.</p>



<p>Puis viennent les explorations harmoniques inspirées de&nbsp;John Patitucci&nbsp;et&nbsp;Hadrien Feraud, ouvrant progressivement de nouveaux horizons musicaux personnels.</p>



<p>Kpan Joël développe alors une approche davantage centrée sur les couleurs harmoniques, la respiration musicale et la richesse des progressions sophistiquées contemporaines.</p>



<p>Il continue néanmoins d’assumer pleinement l’héritage de Marcus Miller, notamment dans son rapport organique au funk et au langage blues moderne.</p>



<p>« Teen Town », popularisé par&nbsp;Weather Report, demeure selon lui l’un des exercices techniques les plus redoutables musicalement exigeants.</p>



<p>L’exécuter intégralement en slap représente, explique-t-il, une démonstration extrême de maîtrise rythmique, d’endurance physique et d’intelligence musicale simultanément mobilisées.</p>



<p>Pour comprendre Marcus Miller, insiste-t-il, il faut dépasser les clichés techniques et reconnaître un immense jazzman profondément complet musicalement exceptionnel.</p>



<p>Aujourd’hui encore, Kpan Joël continue d’étudier harmonie, saxophone, piano et guitare avec la même discipline silencieuse qui caractérise son parcours artistique.</p>



<p>Car chez lui, le jazz reste avant tout une quête intérieure où chaque note doit raconter quelque chose d’essentiel humainement et émotionnellement.</p>



<p><strong>ALEX KIPRE</strong></p>
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		<title>Ruth Tafébé, voie.x afrobeat, écho de vie.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[e-burn Jazz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 22:43:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ruth Tafebe : Une Étoile Afrobeat sur le Chemin de la Musique Née sous le ciel lumineux de Bouaké, Ruth est Tafebe. Pas besoin de vous le dire, tous les Tafébé se ressemblent. Ruth est le neuvième enfant d’un couple d’enseignants passionnés. Passionnés de transmission et fondateurs d’un établissement qui porte l’espoir dans son nom. [&#8230;]</p>
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<h5 class="wp-block-heading"><em>Ruth Tafebe : Une Étoile Afrobeat sur le Chemin de la Musique</em></h5>



<p>Née sous le ciel lumineux de Bouaké, Ruth est Tafebe. Pas besoin de vous le dire, tous les Tafébé se ressemblent. Ruth est le neuvième enfant d’un couple d’enseignants passionnés. Passionnés de transmission et fondateurs d’un établissement qui porte l’espoir dans son nom. « Espérance ».</p>



<p>Elle n’est pas d’origine hébraïque comme son prénom pourrait laisser croire mais elle sait solidifier l’amitié et le soutien. Elle tient bon grâce à l’espérance. La musique est son amie.</p>



<p>Sa jeunesse s’est nourrie des rythmes vibrants de la musique, échos d’un foyer où résonnaient reggae, soul, high life et afrobeat. Dans cette maison vivante, entre les rires de ses frères Michel, Camille amoureux de «&nbsp;<em>Chant a Psalm a day</em>« , et sœurs Nicole, Evelyne (pour n’en citer que très peu). Entre eux la mélodie de son existence prenait forme.</p>



<p>La musique, pour Ruth, n’était pas qu’un simple passe-temps. Elle était une sorte de sortilège, un lien indéfectible avec ses racines. Malgré un début de parcours en solfège qui ne la captivait guère, la magie des notes s’est infiltrée dans son être. L’envoûtement s’est intensifié avec l’écoute de figures emblématiques comme David Hinds, Fela Kuti, qui lui ont donné envie de chanter non seulement pour divertir, mais pour exprimer une voix forte et authentique. Mais aussi Nina Simone à qui comme Ruth la « musique a jeté un sort » et leur colle à la peau.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" width="500" height="500"  alt="" class="wp-image-6812 lws-optimize-lazyload" style="width:581px;height:auto"/ data-src="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ruth-tafebe-v.jpg" srcset="https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ruth-tafebe-v.jpg 500w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ruth-tafebe-v-300x300.jpg 300w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ruth-tafebe-v-150x150.jpg 150w, https://e-burnjazz.com/wp-content/uploads/2026/05/ruth-tafebe-v-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<h6 class="wp-block-heading">Une révélation musicale</h6>



<p>C’est à l’aube de ses vingt ans que Ruth a décidé de se lancer pleinement dans la musique. Le départ de la ville où elle avait tissé des liens avec d’autres musiciens a réveillé en elle un besoin irrépressible de créer. Les répétitions, l’effervescence du processus créatif, tout cela lui manquait terriblement. Ruth comprit alors que sa destinée était de chanter. De partager son histoire à travers la musique.</p>



<p>Son style, un mélange audacieux d’afrobeat, de rock et de jazz, la rend unique dans un paysage musical où la voix féminine demeure rare. Ses albums sont des fenêtres ouvertes sur son univers. Où les influences de son enfance dansent avec les aspirations de l’âge adulte. Chaque morceau est un tableau sonore, construit autour d’une ligne de basse ou d’un rythme captivant, une invitation à plonger dans ses pensées intimes. Et/ou ses réflexions sur la condition humaine.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Femme, Foi et la Musique</h6>



<p>Dans ses premiers opus, Ruth aborde des thèmes comme la spiritualité et la réalité des pays en développement. Nourrie par les histoires de sa mère et de femmes fortes qui l’ont entourée.</p>



<p>Chaque scène qu’elle investit est un moment de magie. Sa première performance à New York, dans un club mythique de jazz à Harlem, a été marquée par une émotion inégalée. Tout comme sa première apparition sur scène en Côte d’Ivoire, où elle a eu la joie de voir son père parmi le public.</p>



<p>Une anecdote emblématique de son parcours reste la collaboration rêvée avec le légendaire Tony Allen lors de l’enregistrement de&nbsp;<em>Holy Warriors</em>. Cette rencontre a réuni des genres musicaux variés, unissant le reggae, l’afrobeat et des influences traditionnelles. A l’image de son parcours éclectique. Ruth, avec sa voix à la fois puissante et délicate, a su transcender les attentes, osant des solos de rock tout en restant fidèle à son essence. Il ne pouvait en être autrement car son premier mélomane se réveille et se couche à ses côtés.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Le père de ses deux enfants a l’oreille. C’est loin d’être banal.</h6>



<p>Son deuxième époux: l’audace. En art, ça paie. Toujours. Presque. Capable de tout abandonner pour rechercher de nouveau accords. Capable de tout laisser pour réapprendre à vivre portée par de nouveaux projets, dans de nouveaux espaces géographiques. Sonores aussi.</p>



<p>Ruth Tafebe incarne l’essence même de l’afrobeat, un mélange de traditions et de modernité. Une voix qui, comme son prénom le suggère, résonne comme un hymne à la vie. Son voyage musical est une quête d’identité, une célébration de la culture. Et un appel à l’unité à travers la musique. À chaque note, elle nous rappelle que le destin d’une chanteuse n’est jamais un hasard, mais un choix audacieux façonné par les influences et les expériences de la vie.</p>



<p></p>



<p><strong>Alex KIpré</strong></p>
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